Certaines propositions, qui n’ont guère de perspectives d’aboutir, visent à la réglementation de son usage, voire à sa suppression. L’élargissement du Conseil pose aussi la question du droit de veto. Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité ont été mis lundi sur la sellette lors d'un débat organisé par l'Assemblée générale de l'ONU sur l'avenir de cet organe, paralysé par leurs "intérêts concurrents". NATIONS-UNIES — Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité ont été mis lundi sur la sellette lors d’un débat organisé par l’Assemblée générale de l’ONU sur l’avenir de cet organe, paralysé par leurs « intérêts concurrents ». Le Japon, l’Allemagne, l’Inde et le Brésil sont considérés des principaux candidats dans un Conseil de sécurité élargi des Nations unies. Pour l'heure le Conseil de sécurité de l'ONU compte quinze membres, ... la réforme du Conseil de sécurité. Retrouvez l’édito d’Anne Ponce, rédactrice en chef du magazine « La Croix L’Hebdo », paru vendredi 18 décembre. Lors d'un débat organisé lundi, les 193 membres de l'Assemblée générale de l'ONU ont abordé le droit de veto, l'élargissement du Conseil de sécurité et de sa représentativité régionale. L’élargissement du Conseil de sécurité est la seule perspective réaliste. Mais c’est très compliqué. Du côté de l’ Afrique en janvier 2020, la réunion ministérielle du Comité des 10 chefs d’Etat et de gouvernement (C-10) de l’Union africaine (UA) sur la réforme du Conseil de sécurité de l’Onu. Mais les candidats potentiels n’envisagent pas un accès permanent au Conseil de sécurité sans l’obtention de ce privilège. En outre, les risques de paralysie du Conseil ne s’en trouveraient-ils pas accrus, au point de rendre quasi inopérant un organe au sein duquel les cinq membres permanents actuels rencontrent déjà des difficultés à s’entendre sur des questions internationales ? Selon cette proposition, l’Europe serait représentée par les actuels membres permanents, – la France, le Royaume-Uni et la Russie –, auxquels on aurait ajouté trois autres, à déterminer par les pays concernés. | Des propositions en vue de le réformer existent. Le G4 (Allemagne, Brésil, Inde et Japon) a beaucoup poussé dans ce sens ; la France et le Royaume-Uni y sont favorables depuis une dizaine d’années. 108 de la Charte). Sa composition ne refléterait plus la société internationale contemporaine. Les divergences sur la réforme de cette instance restent profondes. Depuis sa création en 1945, le Conseil de sécurité des Nations Unies a procédé à une réforme ponctuelle en 1965, le nombre de membres non permanents passant de 6 à 10 pays. Xavier Pacreau Nous apportons ainsi notre appui à la candidature de l’Allemagne, du Brésil, de l’Inde et du Japon comme membres permanents du Conseil de sécurité. Dans les six grandes commissions de l’assemblée générale – à l’exception de celle sur le désarmement et la sécurité internationale traitant de questions sensibles du point de vue de la souveraineté nationale –, les États membres de l’UE sont représentés par la délégation de l’UE qui négocie en leur nom les projets de résolution après avoir défini au préalable une position commune. Depuis, les séances du Conseil de sécurité ont lieu au siège de l'ONU, à New York. Un Groupe de personnalités de haut niveau a également travaillé au sein des Nations unies à l’identification de solutions pour définir les conditions d’une accession au statut de nouveaux membres permanents. Docteur en Droit international public de l’Université Paris II – Panthéon-Sorbonne, Dernière modification : Aujourd’hui, l’Allemagne, le Brésil, l’Inde et le Japon sont officiellement candidats à un siège permanent au Conseil de sécurité. En outre, dix membres non permanents du Conseil sont désignés tous les deux ans. (1) Auteur de Sociologie des relations internationales, Éd. Vous êtes connecté(e) automatiquement pour 24h. 26 août 2019, Temps de lecture  […] Les printemps arabes ont-ils vraiment échoué ? Leur nombre est passé de six à dix en 1963. Rapport annuel 2019 sur l’égalité professionnelle entre les femmes et... Parquet européen : une entrée en fonction prévue en 2021. Le veto dont disposent certains de ses Etats membres serait anachronique. Ainsi, il ne faudrait pas qu’une telle réforme vienne à alourdir davantage le fonctionnement et le processus de décision du Conseil de sécurié, sans quoi il pourrait ne plus être en mesure d’assurer la fonction pour laquelle il a été créé. Le monde du début du XXIe siècle n’est plus celui de 1945. Les États membres de l’ONU doivent, en effet, trouver un accord sur les pays qui en bénéficieraient. Mais ces critères semblent encore trop relatifs pour constituer le fondement d’une réforme susceptible d’être acceptée par les États. 0. En effet, l’Afrique compte le plus d’adhérents au Conseil de sécurité de l’Onu, avec 54 Etats membres. En prélude à ce conclave, la capitale sénégalaise a accueilli hier, dimanche 12 janvier, une réunion préparatoire des hauts fonctionnaires, ambassadeurs et […] L’élargissement du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) refait surface à la faveur de la 59 e session de l’Assemblée générale de cette instance ouverte le 21 septembre dernier à New York aux Etats-Unis d’Amérique. Organe politique, le Conseil de sécurité de l'ONU rencontre aujourd'hui des difficultés à se réformer afin de tenir compte des nouveaux équilibres internationaux. Appels à réformer le Conseil de sécurité de l’ONU - Découvrez gratuitement tous les articles, les vidéos et les infographies sur liberte-algerie.com Même si certains se montrent favorables à une réforme de la composition des membres permanents, il demeure peu probable que le projet aboutisse ; en effet, les membres permanents actuels devraient donner leur accord à une telle évolution. C / Fonctionnement du Conseil de sécurité Le Conseil de sécurité à l’ONU se compose de 15 membres. Depuis, la question de l’élargissement est relancée sporadiquement, sans que l’on puisse déceler d’avancées significatives. Jusque-là, le débat porte donc sur la perspective d’un élargissement du conseil, et non d’une substitution de l’Union européenne à la France comme le propose le vice-chancelier allemand. Par  Des comités ont été constitués et se sont perdus dans les brumes jusqu’à la proposition plus tangible de Kofi Annan en 2005, proposant de modifier la composition du Conseil de sécurité, soit par l’augmentation du nombre des membres permanents, sans droit de veto, soit par la création d’une nouvelle catégorie de membres semi-permanents, disposant d’un mandat renouvelable de quatre ans. Le Vietnam a également affirmé son soutien à la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU pour garantir la représentation, la démocratie, la transparence et l'efficacité. Le problème de base se situe dans le fait que l’organe le plus puissant de l’ONU ne re- Lors du débat lundi, les 193 membres de l'ONU ont parlé du droit de veto, de l'élargissement de l'instance et de sa représentativité régionale. - … L’ouverture d’une réflexion officielle sur la composition du Conseil de sécurité est liée aux évolutions internationales résultant de la fin de la Guerre froide. COMMENTAIRE DE RAEL : Tous les pays anciennement colonisés devraient quitter l’ONU et créer un nouvel organisme réellement démocratique où chaque représentant aurait une voix proportionnelle à sa population : voir la voix d’un état n’ayant que 20 000 habitants avoir le même poids que la Chine avec ses 1.5 milliards d’habitants est juste ridicule. Si les difficultés que rencontre l’élargissement du Conseil sont en partie dues aux réticences des membres permanents, des dissensions existent au sein des autres États pour déterminer ceux qui pourraient occuper un siège permanent. Toute modification de la Charte doit faire l’objet d’un amendement adopté à la majorité des deux tiers des États membres de l'Organisation (art. Ainsi, la France et le Mexique ont-ils proposé dans le cadre de l’Assemblée générale d’en restreindre l’exercice en cas de crimes de masse. Publicité en ligne : comment mieux réguler ce marché ? La question de l’élargissement est étroitement liée à l’augmentation du nombre de membres des Nations unies depuis leur création. Mais avec des divergences toujours profondes qui ne laissent pas augurer d'une relance positive des discussions menées depuis 13 ans sur une réforme. La France est favorable à un élargissement du Conseil dans les deux catégories de membres. NATIONS UNIES — Serpent de mer, une réforme du Conseil de sécurité de l'ONU, figé dans sa composition depuis la Seconde Guerre mondiale, a été réclamée comme jamais cette semaine lors de l'Assemblée générale annuelle de l'Organisation, mais sans avancée en vue. La composition du Conseil de sécurité a déjà fait l’objet d’évolutions par le passé : remplacement de la Chine de Taïwan par la Chine continentale en 1971, et de l’URSS par la Russie en 1992. La réalité de la puissance actuelle n’est plus représentée par les seuls cinq membres permanents ; des continents entiers (Afrique, Amérique latine…), de grands pays (Inde, Japon, Brésil, Afrique du Sud…) et nombre d’États parmi les moins développés n’en font pas partie, alors que l’Europe s’y trouve proportionnellement surreprésentée avec la France et le Royaume-Uni. La France doit-elle céder à l’UE son siège au Conseil de sécurité de l’ONU ? Lors d'un débat organisé lundi, les 193 membres de l'Assemblée générale de l'ONU ont abordé le droit de veto, l'élargissement du Conseil de sécurité et de sa représentativité régionale. Il a ainsi proposé en 2004 que l’on tienne compte de l’investissement réel de l’État en faveur des activités des Nations unies (contributions financières, militaires, diplomatiques). 5 minutes. L'ensemble des rapports publiés par les institutions publiques, Répertoire des débats et consultations citoyennes, Les textes des principaux discours publics, La question de l'élargissement du Conseil de sécurité de l'ONU. Même si on arrivait à un compromis, la modification de la charte des Nations unies devrait non seulement être adoptée par la majorité des deux tiers des 193 États membres, mais être ratifiée ensuite par cette même majorité des deux tiers et par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité. Le point de vue de Guillaume Devin, professeur des universités en science politique à Sciences-Po (1). La question de l’élargissement du Conseil de sécurité de l’ONU est un traditionnel serpent de mer, qui ne semble pas vouloir sortir la tête de l’eau cette année à New York.